Nos revendications

Nous, vacataires de l’Université, enseignons depuis le début de l’année sans contrat de travail. Devant la reconduction de pratiques indécentes bafouant le droit du travail, nous exigeons :

•    La signature d’un véritable contrat de travail à durée déterminée avant le début des cours qui engage sur un volume horaire ferme et un emploi du temps un mois avant le premier cours.
•    L’exonération des frais d’inscription pour les vacataires employés par l’université.
•    Le paiement mensualisé des heures effectuées dans le mois à la fin du mois.
•    La prise en charge d’une couverture maladie par l’employeur et le paiement par l’université des cotisations sociales associées afin d’être couvert en cas d’arrêt maladie.

Ces mesures sont indissociables les unes des autres et c’est leur mise en place dans leur totalité que nous réclamons, faute de quoi l’enseignement à l’université serai largement compromis.

Dans un avenir proche nous demandons :
•    L’augmentation massive du nombre de contrats statutaires (Contrats doctoraux, Attachés Temporaires d’Enseignement et de Recherche, Maître de Conférence)
•    La transparence sur les critères de recrutement et la publicité des offres.
•    Une rémunération prenant en compte les heures réelles de travail effectuées (surveillance, corrections, etc.)

Des milliers de vacataires assurent aujourd’hui une grande portion des TD et une partie de plus en plus importante des CM de l’université, et ce sans contrat de travail.

Pour certains ce contrat est conditionné par le paiement des droits d’inscription au doctorat à notre propre employeur, pour d’autres il s’agit juste d’une lenteur administrative qui dure. À cette situation absurde s’ajoute également la prévision d’un paiement en décembre pour des heures effectuées en septembre. L’université  profite de leur précarité et du faible nombre de postes pour les mettre  en concurrence et en faire une main-d’œuvre aussi peu coûteuse que  docile. Qui le croirait ?

Suivant les filières, l’enseignement supérieur à Lyon 2 est assuré par environ 50% à 70%  de vacataires dont les conditions de travail soulèveraient l’indignation générale si elles étaient appliquées dans une entreprise du secteur privé.

À  travers le problème des vacataires de l’université, c’est la question vitale de la qualité du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se pose.

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