Agenda de la semaine du 9 février 2015

Cette semaine des cours/ateliers alternatifs sont proposés : il s’agit d’espace d’échanges et de réflexions entre étudiants et vacataires, qui sortent de l’ordinaire des séances de TD.

– les cours/ateliers alternatifs qui se déroulent tout au long de la semaine
– la journée d’action des étudiants:le mardi 10 février;
– la réunion des vacataires : le mercredi 11 février à 12h à Bron (rdv au Forum);
– le rassemblement devant la DRH sur le campus des quais: le jeudi 12 février à 10h.

Au plaisir de vous y voir nombreux.ses !

Rendez-vous de la semaine du 2 février 2015

La mobilisation continue pendant ce temps là !

Voici les prochains rendez vous militants qui auront lieu sur le campus de Bron, avec un lieu de rassemblement au forum:
Assemblée générale étudiante  : mardi 3 février à 12h sur le campus de Bron;
Assemblée générale du collectif des vacataires : mercredi 4 février à 12h sur le campus de Bron : la reconduction ou non de la grève des départements concernés sera discutée en fonction de la réponse de la présidence (théoriquement communiquée la veille).
Conférence de presse : Mercredi 4 février à 16h sur le campus de Bron : le collectif annoncera ensuite sa décision à la presse.

Appel à mobilisation – semaine du 26 janvier

« Si vous n’avez pas de contrats de travail, vous n’êtes pas tenu de donner cours »

                  Jean François Goux, Vice-Président à la politique de l’emploi et à l’action sociale

Appel à la grève des enseignants-vacataires du département de Science Politique

 Nous, vacataires du département de science politique, travaillons depuis septembre 2014 sans aucun contrat de travail et sans rémunération. Après les diverses promesses de la DRH et de la présidence de l’université (« des contrats au 31 octobre » ; « régularisation des situations en janvier 2015 »), force est de constater que la situation est inchangée. Etant donné que le second semestre a débuté sans aucune amélioration de notre situation, la majeure partie d’entre-nous, avons décidé de se mettre en grève et appelons l’ensemble des vacataires de notre université à faire de même ; et l’ensemble des titulaires et des étudiants à se solidariser avec ce mouvement !

Nous exigeons la signature immédiate des contrats de travail pour tous les vacataires du premier et du second semestre. Et l’opération de rétention des notes se poursuit jusqu’à l’activation de la mise en paiement des vacataires.

 AG des vacataires de science politique, jeudi 22 janvier

Ces conditions sont celles de la totalité des enseignants-vacataires de Lyon 2. La DRH est responsable de cette situation. Après l’avoir alerté à plusieurs reprises, le Vice-président RH n’a rien fait pour changer la situation. Aujourd’hui la suspension des cours est le seul moyen pour se faire entendre !

Agenda militant

  • Assemblée générale des étudiants : Mardi 27 janvier, 13h30 (lieu à déterminer)
  • Assemblée générale des vacataires en lutte : Mercredi 28 janvier, 10h sous le forum de Bron

Rassemblement devant la DRH- jeudi 29 janvier à 10h    86 rue Pasteur, Lyon 7ème

Déclaration des enseignants vacataires des filières de Science Politique, d’Arts du spectacle et d’Anthropologie

Nous, vacataires des filières de science politique, d’arts du spectacle et d’anthropologie, travaillons depuis septembre 2014 sans aucun contrat de travail et sans rémunération. Après les diverses promesses de la DRH et de la présidence de l’université (« des contrats au 31 octobre » ; « régularisation des situations en janvier 2015 »), force est de constater que la situation est inchangée. Étant donné que le second semestre a débuté sans aucune amélioration de notre situation, la majeure partie d’entre-nous, avons décidé de se mettre en grève et appelons l’ensemble des vacataires de notre université à faire de même ; et l’ensemble des titulaires et des étudiants à se solidariser avec ce mouvement !

 Nous exigeons immédiate la signature des contrats de travail pour tous les vacataires du premier et du second semestre. Et l’opération de « rétention des notes » se poursuit jusqu’à l’activation de la mise en paiement des vacataires.

Face à cette situation toujours plus catastrophique nous exigeons toujours :

  • Un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative
  • Le paiement mensualisé dans le mois qui suit des heures effectuées
  • La précision dans le contrat de travail du délai de rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées (paiement des surveillances de partiels, corrections de copies, réunions …)
  • L’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire
  • Un engagement ferme sur la tenue des TD au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre
  • Amélioration de la visibilité des procédures de recrutement.

Mais aussi :

  • L’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF
  • La limitation à 30 étudiant-e-s par TD
  • Le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon et le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport
  • La simplification de la procédure d’inscription en doctorat
  • La gratuité de l’inscription pour les doctorant.e.s, et étudiant.e.s employé.e.s par l’université, quel que soit leur statut
  • Une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes

La rétention de notes: une action qui ne tombe pas du ciel…

Une action qui relève actuellement d’un effet d’annonce, pour régler au plus vite une situation problématique et intolérable

L’action de rétention de notes a été adoptée par le collectif de Lyon 2 pour dénoncer une situation qui ne date pas d’hier. En effet, le problème de travail sans contrat valide et les problèmes de retard de paiement (ou de non paiement) des vacataires enseignants sont un phénomène qui existe (pas seulement à Lyon 2) depuis de (trop) nombreuses années.

Au sein du collectif de Lyon 2 actuel, nous nous sommes mobilisés depuis le printemps dernier pour signaler le problème à l’administration de l’université, afin que la situation ne se reproduise pas cette année universitaire 2014-2015. Le  printemps dernier, nos courriers à l’administration n’ont fait l’objet d’aucune réponse de la Présidence (ou de l’administration en général). Depuis septembre 2014, nous nous sommes véritablement montés en collectif pour créer une mobilisation collective pour mettre fin à ce problème qui touche toutes les composantes de notre université. En octobre 2014, nous avons rencontré le Vice-président en charge des ressources humaines, M Goux une première fois pour lui exposer nos revendications et trouver des solutions rapides pour régulariser la situation des vacataires enseignants qui travaillaient depuis le début du semestre (sans contrat et sans la paye). Il nous a proposé de nous rencontrer la semaine suivante, mais il n’était pas au rendez-vous. Notre collectif l’a ensuite rencontré par la suite, où des propositions d’amélioration ont été faites, mais elles sont pour l’instant restées lettres mortes, puisque 90% d’entre nous n’ont toujours pas de contrat de travail, malgré la promesse de voir ce problème résolu au 31 octobre (dernier).

Ce problème d’obtention de contrat de travail et d’une paye pour un travail effectué (et sous payé, autour de 4 euros l’heure travaillée en réalité), n’est plus acceptable en cette fin de semestre alors que les TD touchent à leur fin, que les copies sont en train d’être achevées d’être corrigées… et donc que le gros de notre travail a été effectué sérieusement. Nous considérons qu’il est problématique car dans certains départements, les cours de TD de licence sont assurés en très large majorité par des enseignants vacataires: sans nous, vous n’auriez pas de telles conditions d’études. Nous considérons que nos conditions d’emploi et de travail portent atteinte à la qualité de notre travail, et donc à la qualité des cours (et correction) que nous donnons, et donc à la qualité de vos études.

Dès lors, nous avons opté pour la rétention administrative des notes: nous ne communiquerons pas nos notes, fruit ultime de notre travail d’enseignement du semestre à l’administration tant que notre situation n’aura pas été régularisée (contrat de travail + paye). Et ce dans le but que l’on soit sûr que l’Université Lyon 2 honore ses obligations, puisque nous refusons de travailler gratuitement pour elle.

Pour l’instant, en ce début décembre, il ne s’agit que d’un effet d’annonce d’une rétention de notes, puisque selon le calendrier universitaire, les notes sont transmises et validées par l’administration que fin janvier (2015). Cela laisse donc un délai de deux mois à la Présidence pour solutionner nos situations précaires, intolérables et extrêmement problématiques.

Quelles conséquences pour les étudiants ?

Tout d’abord cette action n’impacte aucunement la situation des étudiants pour les deux prochains mois à venir: tout reste normal. Les vacataires enseignants se sont accordés pour transmettre les notes de manière individuelle aux étudiants de leurs TD.  Il ne s’agit donc pas d’une action « contre les étudiants » ou « d’une prise d’otage », puisque la communication est maintenue et qu’une coopération sera mise en œuvre pour régler au mieux les situations individuelles problématiques.

Pour les boursiers du CROUS: votre bourse vous est attribuée sous couvert d’une obligation de présence en cours. Vos notes ne sont pas prises en compte dans l’attribution de celle-ci (ou sa suspension).

Pour les cas où cette action pourrait poser des problèmes à certains étudiants (erasmus, candidats à certains concours, etc.) : nous vous invitons à contacter vos enseignants afin qu’une collaboration soit mise en place en vue de résoudre votre situation et que cette action de rétention de notes (si elle a lieu à partir de fin janvier) ne vous porte aucun préjudice.

Ainsi si cette action n’est pas effectuée « contre les étudiants », elle peut bénéficier de leur soutien, puisque les conditions de travail et d’emplois précaires des vacataires enseignants impactent directement la qualité de leurs conditions d’études.

Cette action n’est pas non plus effectuée « contre les titulaires enseignants »: ils connaissent (plus ou moins précisément) la précarité et les problèmes que nous rencontrons. Ils savent que sans nous, ils ne pourraient assurer l’ensemble des cours et des « tâches annexes » d’enseignement (surveillance de partiels, corrections de copie, réunions pédagogiques, etc.). Ainsi, la précarité de nos situations limite nos investissements au sein des équipes pédagogiques (certains d’entre nous ont des boulots alimentaires en plus de leur charge d’enseignement, et de leur doctorat (bien souvent)). Notre situation les impacte donc également.

Cette action n’est pas non plus effectuée « contre les personnels administratifs »: certains connaissent très bien la précarité de notre situation, et tente de nous arranger au mieux (merci !). Au vu de la réduction des personnels administratifs, nous dénonçons cette gestion a minima (imposée par le haut), qui vise à permettre à l’université de fonctionner, mais qui ne permet pas de s’attaquer aux problèmes de fond qui minent sont fonctionnement. Nous nous engageons donc que la fin de cette action soit réalisée de manière concertée avec les personnels administratifs concernés, afin notamment que les secrétariats bénéficient du temps nécessaire à l’entrée des notes dans les fichiers administratifs, pour qu’elles n’aient pas à supporter le poids de cette action.

Cette action est donc un appel à solidarité et à communication autour de situations intolérables qui nous affectent tous… n’hésitez pas à nous contacter (commentaire ou email) si vous le souhaitez !

Événements à venir les 11 et 12 décembre

Jeudi 11 décembre: rassemblement de 12h30 à 13h30 Place Bellecour à l’appel de l’intersyndicale de Lyon 1 et de Science en Marche. Ce rassemblement vise à dénoncer les politiques d’austérité menées dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui ne permettent plus à ce service public de fonctionner correctement.

Vendredi 12 décembre: rassemblement à 12h sur le campus des quais devant le Conseil d’Administration de l’Université, il devrait statuer sur la problématique des vacataires enseignants. Il s’agit de leur rappeler par notre présence symbolique via ce rassemblement que notre situation extrêmement précaire et intolérable n’a toujours pas été réglée et qu’une très large majorité d’entre nous n’ont toujours pas de contrat de travail, après un semestre d’enseignement. Il nous semble donc essentiel que le CA statue sur ces questions urgentes et récurrentes.

Appel à coordination nationale des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche les 6 et 7 décembre à Paris

Dans l’ensemble des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche (universités, écoles,laboratoires, etc), la précarisation des étudiant·e·s, doctorant·e·s et personnel·le·s administratifs et de recherche ne cesse de croître.

Dans un contexte de réduction drastique des financements des services publics, et de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) en particulier (amputation de 20% pour les dotations de 2014), on assiste à une destruction planifiée des services publics et donc de nos conditions d’études et de travail, à un accroissement du nombre de non-renouvellement des postes de titulaires, et à une banalisation du recours aux contrats courts non-renouvelés pour des postes pourtant essentiels aux missions d’enseignement et de recherche, transformant ainsi progressivement la précarité en norme d’emploi dans l’ESR.

Tout cela débouche sur une dégradation des services publics dans lesquels nous travaillons, au détriment des salarié·e·s techniques, administratifs et de recherche, dont les conditions de travail se détériorent à grand pas, mais aussi des étudiant·e·s et jeunes chercheurs/euses, qui font face à des structures de moins en moins capables de répondre à leurs besoins, ainsi qu’à un manque criant de perspectives d’emploi dans l’ESR.

Nos conditions d’étude et de travail se précarisent, avec tous les effets délétères qui l’accompagnent :accroissement des inégalités sociales et économiques entre étudiant·e·s, financement des études et de la recherche en recourant à des petits boulots précaires ou allocation chômage, injonctions au travail gratuit et »volontaire », augmentation de la charge de travail, renforcement du pouvoir des hiérarchies, absence de perspectives professionnelles, banalisation du stress dans nos vies, sentiment de perte de sens de notre travail,etc.

Cette situation est dramatique et ne peut continuer. Or elle ne peut être résolue durablement au seul niveau local, parce que ses racines sont plus profondes (baisse généralisée des budgets des services publics,politiques nationales de transformation progressive des universités en entreprises privées), mais aussi parce qu’à l’échelle locale nos forces sont plus limitées.

Notre dispersion actuelle est une entrave à nos réussites. Elle nous empêche de construire un véritable rapport de force face au gouvernement et de visibiliser nos luttes et nos revendications. Cela débouche parfois sur de la frustration, l’impression de ne pas avoir de prise sur nos conditions de travail. Il est grand temps d’y remédier ! Face à la précarité, la solidarité est notre seule arme !

Pour retrouver notre dignité et garantir un service public de l’ESR, nous appelons donc l’ensemble des regroupements de précaires (collectifs, associations, syndicats locaux, etc) existant dans les diverses structures d’enseignement supérieur et de recherche de France à participer à une réunion nationale le week-end des 6 et 7 décembre sur Paris, afin de:

– discuter des modalités d’échanges et de mise en commun de nos situations et revendications locales face à la précarité dans l’ESR, 

– envisager les possibilités de coordination de nos activités à une échelle nationale, tout en respectant évidemment la diversité de nos situations locales.Le lieu exact de la réunion sera annoncé prochainement.

N’oubliez-pas de prévenir de votre présence en écrivant à l’adresse suivante : victorine.triolet@gmail.com

NB : les collectifs parisiens prendront en charge le logement des membres des collectifs de province assistant à la réunion. Nous appelons par ailleurs les collectifs parisiens à organiser des collectes d’argent afin de partager les coûts de transport avec ceux de province.

Signataires de l’appel : Collectif contre la Précarité de l’EHESS et dans l’ESR, Collectif des vacataires et précaires de l’Université Lyon 2, SUD-Education Paris 1.

Prochains événements rentrée Toussaint

Voici les dates des prochains rassemblements sur les campus de l’Université Lyon 2:

Rassemblement le mercredi 5 novembre à 10h sous les fenêtres de la présidence dans la cours du campus des quais, appel au rassemblement massif pour soutenir notre cause ensemble devant la Présidence. La dernière rencontre ayant été avortée en raison de l’absence du vice-président chargé des ressources humaines, il est nécessaire de continuer à montrer notre mobilisation pour que la présidence donne suite à nos revendications.
AG sur le campus de Bron le jeudi 6 novembre à 12h avec les étudiant.e.s mobilisé.e.s, les enseignant.e.s et les personnels dans une perspective plus large du fait de l’état de l’enseignement et de la recherche à l’université Lyon 2 et au niveau national.