Droit de réponse à l’article paru sur Le Monde.fr, rubrique Campus le 26/02/2015.

Nous, vacataires précaires de l’université Lyon2, souhaitons apporter des compléments d’information à l’article paru dans Le Monde.fr,  rubrique Campus le 26/02/2015.

Né en septembre dernier, notre collectif réunit des vacataires issu-e-s de plus d’une dizaine de composantes. Dans tous les départements, des vacataires, des contractuel-le-s et des titulaires excédé-e-s déplorent absences de contrats, retards de paiements, réduction des heures de service, suppressions de postes, pratiques illégales diverses : recours à des supports juridiques d’emplois non appropriés, pression sur les heures complémentaires et les heures supplémentaires (rémunérées… ou non rémunérées !), travail dissimulé (Cours Magistraux donnés par des agent-e-s temporaires chargé-e-s d’enseignement payé-e-s « sous le manteau » – quand ils et elles sont payé-e-s – alors que la loi prévoit que ces personnels se chargent uniquement de Travaux Dirigés), explosion des effectifs de TD, surveillance et correction gratuite des partiels d’enseignant-e-s titulaires surchargé-e-s, etc.

Personnels administratifs, techniques, sociaux, enseignant-e-s, toutes et tous observent une dégradation accélérée de leurs conditions de travail depuis les lois Pécresse (LRU) et Fioraso. Les étudiant-e-s réuni-e-s à plus de trois cent en assemblées générales dénoncent également des choix politiques et budgétaires qui mettent en danger leurs conditions d’études.

La présidence de Lyon 2 prétend avoir régularisé la situation des enseignant-e-s vacataires en accélérant le traitement des contrats, entre six et dix-huit mois après que les cours aient été donnés, et en mettant en place une exceptionnelle « avance sur salaire » pour des heures dues déjà effectuées.

Cependant, d’après les chiffres du collectif, entre quinze et vingt contrats n’ont toujours pas été signés à ce jour. Le traitement des dossiers concernés a été interrompu sous des motifs tels que le défaut de présentation d’une attestation de sécurité sociale (après vérification auprès des organismes concernés, il s’avère que le numéro d’assuré-e suffit) ou le défaut de présentation de bulletins de salaires attestant 900 heures salariées au total chez un employeur principal exonérant l’université du paiement des charges sociales (chômage, sécurité sociale, retraite). Nous rejetons ces motifs inadmissibles qui font peser sur les vacataires la responsabilité du recruteur : s’assurer que les conditions sont remplies pour l’embauche et nous déplorons la pression retombée en bout de course sur les personnels administratifs en nombre insuffisant sommé-e-s de traiter dans l’urgence des dossiers dont la prise en charge devrait s’échelonner sur la durée de l’année universitaire.

Du reste, seule une partie des vacataires depuis peu en possession de leur contrat de travail s’est vue verser 50 % à 100 % des sommes dues pour les heures de vacations effectuées depuis septembre, procédure exceptionnelle obtenue sous la pression de la mobilisation qui n’offre en rien des garanties pour les années qui suivront.

Depuis le 26 janvier, premier jour de grève des vacataires à Lyon 2, la position du collectif a été claire : pas de reprise du travail et rétention des notes jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail signé et de l’acquittement des sommes dues pour l’ensemble des agents temporaires ayant enseigné jusqu’à ce jour sans l’un et/ou sans l’autre.

Nous réaffirmons aujourd’hui notre détermination à ne céder en rien sur ces point et ajoutons que nous ne saurions nous satisfaire du rattrapage, par la présidence et la DRH, de leurs retards de gestion. La politique des RH à Lyon 2 n’est pas anodine, elle ne relève pas comme le prétend M. Jean-François Goux, Vice-président à « la politique de l’emploi et à l’action sociale » (sic), de simples dysfonctionnements ponctuels internes. Cela révèle une nouvelle fois le mépris grandissant par lequel les administrateurs d’une institution publique peuvent tenir les personnels et les étudiant-e-s qui font vivre cette institution, et en particulier les invisibles variable d’ajustement structurelle que sont les personnels qu’elle escroque en les embauchant comme vacataires tandis que leurs missions relèvent en réalité du statut de contractuel (cf. décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi des vacataires pour l’enseignement supérieur et circulaire n°1262 du 26 novembre 2007 [modifications du décret du 17 janvier 1986 introduites par le décret du 12 mars 2007]).

Devant la communication mensongère de la présidence, nous réaffirmons que la situation est loin d’être réglée par une gestion a minima dans l’urgence et que les techniques policières employées pour obtenir la délation des grévistes loin de nous inciter à plier renforcent notre détermination.

Nous revendiquons toujours :
– un contrat signé pour toutes les heures effectuées et la garantie d’obtenir un contrat sur la base du service prévisionnel non conditionné à l’inscription administrative ;
– le paiement mensualisé de toutes les heures effectuées (service d’enseignement, surveillances et corrections d’examens, réunions pédagogiques…) pour tous les personnels, avec bulletin de salaire correspondant ;
– l’exonération des frais d’inscription mirobolants exigés comme condition d’embauche, « racket » inadmissible et injustifiable par ailleurs au regard de l’obligation d’égalité de traitement due par l’établissement à ses personnels. Les personnels, quelque soit leur domaine de rattachement, doivent être traités à la même enseigne à partir du moment où ils partagent le même statut, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisque les vacataires enseignant-e-s payent des droits dont sont exonéré-e-s, comme il se doit, les vacataires administratifs.
– l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF ;
– un engagement ferme sur la tenue des TD au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre ;
– la limitation à 30 du nombre d’étudiant-e-s par TD.

Le collectif des vacataires et précaires de l’Université Lyon 2.

Publicités

5 mars dans l’ESR à Lyon 2 : pour défendre les conditions de travail et d’études

Le désengagement de l’Etat du service public d’enseignement supérieur et de recherche a des conséquences directes et dramatiques sur nos conditions d’études et de travail.

Dans  les établissements, ce sont des  millions d’euros qui manquent pour pouvoir fonctionner correctement. Ponctionner les fonds de roulement ne peut en aucun cas être une solution.

Partout, les personnels se précarisent, des postes sont gelés voire supprimés, et les formations rabotées. Cette situation n’est plus tenable. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et mettre un terme à l’austérité qui asphyxie  les établissements, universités comme organismes de recherche, afin d’assurer des conditions de travail et d’études décentes.

Dans plusieurs établissements, les personnels et les étudiants se mobilisent. À Paris Sud, ils luttent pour sauver leurs formations – avec le maintien du recrutement d’ATER – et leur budget. À Paris 13, personnels et étudiants agissent contre des suppressions de postes et  à Paris 8 pour les salaires et les conditions de travail. Les organismes de recherche sont soumis aux injonctions du ministère. Au CNRS, les organisations syndicales s’élèvent contre le futur contrat d’objectifs qui sera présenté au Conseil d’Administration du 26 mars. A l’IRSTEA, les personnels poursuivent, à l’appel de l’intersyndicale, une grève de la saisie de leurs indicateurs d’activités pour exiger de l’Etat qu’il remplisse ses obligations de financement des charges structurelles.

 A Lyon 2, les enseignants vacataires enseignaient sans contrat de travail et sans être rémunérés. Après plusieurs rassemblements sous les fenêtres de la DRH, l’organisation de la rétention des notes du premier semestre et une grève qui dure depuis 5 semaines, la présidence a dû, sous la pression, accélérer les procédures et instaurer une mise en paiement exceptionnelle pour certains. La situation n’est cependant pas régularisée pour tous et leurs autres revendications ont pour le moment été rejetées. Cette mobilisation entend défendre les conditions de travail des vacataires et par là même la qualité de la formation des étudiants.

Les organisations syndicales signataires appellent les étudiants et les personnels de l’ensemble du territoire national à se mobiliser le jeudi 5 mars, à faire grève, se rassembler, débattre, pour défendre leurs conditions d’études et de travail.

Les organisations syndicales signataires revendiquent :

– un accès libre et gratuit à l’enseignement supérieur public ;

– l’abrogation de la LRU ;

– un plan pluriannuel ambitieux de création d’emplois de titulaires d’enseignants-chercheurs, de chercheurs, d’ingénieurs, d’administratifs et de techniciens pour résorber la précarité et répondre aux besoins en matière d’enseignement supérieur et de recherche ;

– une augmentation significative du financement de base de l’Etat pour les formations, les laboratoires et les services.

 

Rassemblement jeudi 5 mars à 10h sur le campus des quais

(Rendez-vous devant le site, au 18 Quai Claude Bernard)

AG à 14h sur le campus de Bron

Signataires: CGT, Snasub-Fsu, Snesup, Solidaires-Etudiants, SUD-Educ, Unef, Collectif des vacataires et précaires de l’Université Lyon 2

Soutien en dessin par la docteure et dessinatrice Tiss

Parce que la situation déplorable des vacataires n’est pas propre aux membres du collectif de Lyon 2, mais qu’il s’agit d’une situation extrêmement problématique à l’échelle nationale …

Soutien en dessin par la docteure et dessinatrice Tiss reçu par le collectif.

Pour retrouver les dessins de Tiss, qui témoignent de manière humoristique et cynique de la situation actuelle des doctorants et docteurs en général… voici le lien vers son site Internet « la thèse nuit gravement à la santé » !

Doc et cie 3

Message de soutien du Collectif des Précaires de l’Ehess

 » Après les canuts tous nus, c’est les précaires en colère qu’on entend gronder depuis Lyon jusqu’à Paris et au-delà !
Mobilisation, rétention de notes, grève… C’est avec passion et émotion qu’on suit le rythme de vos luttes à Lyon II…
Çà nous donne plein d’énergie pour continuer la mobilisation ailleurs et une grande envie de venir vous retrouver pour apporter un peu de soutien et causer de vive voix du contexte et de la méthode.
Camarades lyonnais précaires, les précaires de l’EHESS sont avec vous !

Paris, le 15 février 2015 « 

Nos pensées solidaires vont à vous,

Le Collectif des Précaires de l’EHESS

Réponse de l’équipe présidentielle du 3 février au courrier du collectif

Lyon, le 3 février 2015

Eléments de réponse au Collectif des vacataires de Lyon 2.

L’équipe présidentielle et la direction de l’Université ont reçu pendant une heure le collectif des vacataires de Lyon 2 jeudi 29 janvier dernier. Ils ont répondu aux différentes questions posées et ont pris des engagements concernant les dossiers des vacataires restés en suspens et les points mentionnés dans une lettre remise par ce même collectif. Les éléments de réponse apportés seront organisés autour de 3 grandes thématiques.

Les contrats en cours :
• De manière générale, les contrats doivent être signés par les parties (administration et intéressés) avant le début des
cours, autant que possible. Cette nécessité juridique suppose que l’ensemble des dossiers comporte toutes les pièces nécessaires pour leur instruction par les services des composantes et de la DRH.
• Sur la question des dossiers des vacataires en suspens, tous les dossiers de doctorants vacataires ont été instruits à
ce jour. Tous les intéressés ont reçu ou recevront dans les tout prochains jours un courriel pour signer leur contrat. L’Université a pris l’engagement de faire le point sur l’avancement de cette question le vendredi 6 février.
• Le paiement des heures interviendra dès le service fait et la saisie des heures réalisées par les composantes de formation. Comme cela est déjà le cas, ce paiement interviendra de manière mensuelle avec un envoi de la feuille de paie associée.
• Cette rémunération correspondra aux activités d’enseignement et aux taches associées comme cela est prévu juridiquement. Autrement dit, conformément aux textes, les activités de surveillance, de correction de copies… ne peuvent donner lieu à
une rémunération complémentaire.
• Les frais de transport liés aux déplacements réalisés en transports collectifs avec un abonnement sont déjà remboursables
en partie via le dispositif Remboursement Partiel des Titres de Transports (RP2T).
• Deux dates de paiement sont exceptionnellement prévues sur la deuxième quinzaine du mois de février et les paiements arriveront sur les comptes bancaires au plus tard début mars selon les délais bancaires.

Les inscriptions en doctorat et les questions liées :
• Les procédures d’inscription en doctorat et la question des frais associés sont à envisager au niveau de l’Université de Lyon et ne peuvent être saisies au niveau de la seule Université Lumière Lyon 2. En outre, les écoles doctorales peuvent être communes à plusieurs universités et n’ont pas forcément des calendriers identiques. L’équipe présidentielle s’engage pour la prochaine rentrée, en lien avec les autres établissements universitaires, à harmoniser ces calendriers et à les rendre davantage compatibles avec les démarches administratives nécessaires pour assurer des cours.
• Aucune université du site lyonnais ne prend en charge l’exonération des droits d’inscription des doctorants vacataires.
En outre, à l’Université Lumière Lyon 2, la très faible compensation par l’Etat de la forte proportion d’étudiants boursiers inscrits (35%) pèse sur les niveaux des ressources, et n’autorise pas, pour l’heure, à la seule échelle de l’établissement, cette exonération.
• Enfin, nous rappelons que le doctorat est aussi un diplôme. Assurer des cours en complément de la préparation de ce diplôme participe également à une formation utile dans le cadre d’un projet professionnel orienté vers l’enseignement.
• Une convergence des pratiques ayant des incidences budgétaires entre établissements universitaires est souhaitable –
les équipes y travaillent déjà -­‐ mais nous rappelons que les dotations de l’Etat, calculées sur la base du modèle d’allocation SYMPA, et les niveaux de ressources propres des établissements ne sont cependant pas comparables entre elles. Les marges de manoeuvre ne sont donc pas identiques.

Les moyens pédagogiques:
• L’équipe présidentielle et la direction de l’établissement sont totalement conscientes de la question des moyens pédagogiques, liés à la fois aux effectifs inscrits, en croissance, et aux maquettes de formation de licence et de masters, déclinées en termes de volume horaire. Actuellement, l’établissement assure plus de 250 000 heures équivalent TD au sein des diplômes nationaux des composantes de formation (non compris la formation continue et des formations spécifiques). Les contraintes budgétaires sont fortes et ne permettent pas d’assurer, sur la base des maquettes horaires existantes, la réduction de la taille des groupes de TD et des amphis.
• L’allocation de supports dits Fioraso, sur les dernières campagnes d’emplois, a permis de créer 54 postes de MCF, de PRAG et de BIATSS, dans différentes composantes et services centraux.
• Engagées dans la préparation du contrat quinquennal à venir, la Présidence et la Direction de l’Université s’efforcent
d’envisager les prochaines maquettes de formation à la fois sous un angle pédagogique avec des effectifs de TD plus restreints et sous un angle de soutenabilité budgétaire, en particulier le volume des heures complémentaires, dont le financement est assuré par des dotations et sur ressources propres des composantes. Cet exercice n’avait jamais été réalisé jusqu’à présent dans notre établissement.

Ces questions relèvent de temporalités différentes. Certaines, très urgentes, sont réglées ou sont sur le point de l’être. D’autres se posent à l’échéance de la rentrée prochaine ou de la suivante. Elles ont des incidences budgétaires pluri annuelles qu’il convient de ne pas négliger.

Enfin, l’émergence de l’Université de Lyon permettra d’aborder, à cette échelle, certaines questions, de manière cohérente et coordonnée. La Présidence et la Direction, ainsi que tous les services associés, travaillent dans ce sens aux services des usagers.

L’équipe présidentielle et la direction de l’Université Lumière Lyon 2

Agenda de la semaine du 9 février 2015

Cette semaine des cours/ateliers alternatifs sont proposés : il s’agit d’espace d’échanges et de réflexions entre étudiants et vacataires, qui sortent de l’ordinaire des séances de TD.

– les cours/ateliers alternatifs qui se déroulent tout au long de la semaine
– la journée d’action des étudiants:le mardi 10 février;
– la réunion des vacataires : le mercredi 11 février à 12h à Bron (rdv au Forum);
– le rassemblement devant la DRH sur le campus des quais: le jeudi 12 février à 10h.

Au plaisir de vous y voir nombreux.ses !

Soutien aux personnels en grève de l’Université Paris 8

Soutien aux salarié-e-s de Paris 8 en grève !

600€: le montant de la retraite des personnel-le-s précaires de Paris 8 après 20 ans de services.

400: le nombre de salarié-e-s de Paris 8 gagnant moins de 1400€.

200: le nombre de salarié-e-s de Paris 8 gagnant moins de 1200€.

(Bien loin de ce qu’empochent les Présidents d’Université…)

Depuis le 19 janvier, les salarié-e-s de Paris 8, organisés en « collectif des bas salaires », sont en grève pour obtenir une augmentation de revenus.

Parce que sans leur travail au quotidien, la fac ne tournerait pas

Parce que la pénurie budgétaire sur les universités se répercute sur les personnels et les étudiants

Parce que la précarisation du travail et la baisse des salaires dans la fonction publique n’ont d’égal que celles du secteur privé

Parce que la grève victorieuse des salarié-e-s d’aujourd’hui prépare les victoires des salarié-e-s et des étudiant-e-s de demain !

Soutenons les salarié-e-s en grève de Paris 8 !

Lien vers la pétition : http://www.petitions24.net/soutien_aux_personnel-le-s_de_paris_8_en_greve

Lettre du 29 janvier 2015 au Vice-président à la politique de l’emploi et à l’action sociale de Lyon 2

À l’attention de la Présidence et du Vice-Président à la politique de l’emploi et à l’action sociale de Lyon 2

Nous, collectif des vacataires de Lyon 2, avons décidé la grève des enseignements en TD depuis lundi 26 janvier pour dénoncer nos conditions d’emploi et de travail. Plus précisément, nous protestons contre l’absence de contrat de travail pour la majeure partie d’entre nous ainsi que les retards de paiement des salaires récurrents à l’Université Lyon 2.

Nous exigeons ainsi des engagements formels et concrets de la part de Monsieur Goux, Vice-Président à la politique de l’emploi et à l’action sociale de Lyon 2, visant à résorber les problèmes structurels de précarité de façon définitive dans notre Université. Nous ne nous contenterons plus de promesses orales non tenues comme lors de nos dernières rencontres, c’est pourquoi nous demandons une réponse écrite et signée d’ici le mardi 3 février sur les points suivants :

·         un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative
· le paiement mensualisé dans le mois qui suit des heures effectuées et l’acquittement immédiat du paiement de toutes les heures dues pour un service précédant l’année 2014-2015
· la précision dans le contrat de travail du délai de rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées (paiement des surveillances de partiels, corrections de copies, réunions …)
· l’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire
· la gratuité de l’inscription pour les doctorant.e.s employé.e.s par l’Université, quel que soit leur statut avec effet rétroactif sur l’année en cours
· un engagement ferme sur la tenue des TD au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre
· l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF
· la limitation à 30 étudiant-e-s par TD
· le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon et le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport
· la simplification de la procédure d’inscription en doctorat

Au-delà de ces revendications à court terme, nous dénonçons les politiques d’austérité budgétaire appliquées à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche qui conduisent de fait à un recours toujours plus important à des vacataires précaires pour remplir des besoins permanents. Nous souhaitons donc interpeler aussi le Ministère de l’Education Nationale sur le statut de vacataires de la fonction publique qui n’offre aucun droits sociaux essentiels telles que les cotisations au chômage et à la sécurité sociale. Cette précarité est préjudiciable tant pour les enseignants vacataires (quelque soit leur statut de doctorant ou de professionnel), mais aussi pour les étudiants, impactés de fait par le travail que nous effectuons dans ces conditions déplorables.

Nous reviendrons le mardi 3 février en fin de journée pour obtenir une réponse de la Direction des Ressources Humaines sur ces revendications. Nous déciderons ensuite collectivement de la poursuite de la grève ou non en fonction de cette réponse.

Le collectif des vacataires de Lyon 2

Communiqué de presse du 29 janvier 2015 des vacataires enseignant.e.s de Lyon 2 en lutte

Les vacataires enseignant.e.s de science politique, d’arts du spectacle et d’anthropologie de l’Université Lumière Lyon 2 sont en grève depuis lundi 26 janvier afin d’attirer l’attention de la présidence de l’université sur leurs conditions de travail dramatiques.

Depuis le début des enseignements au mois de septembre, les vacataires n’ont pas de contrat de travail et, par conséquent, n’ont fait l’objet d’aucune rémunération. Certain.e.s de ces enseignant.e.s ne sont toujours pas payé.e.s pour des heures effectuées pour l’année universitaire 2013-2014.

 Cette situation n’est plus tenable, elle doit désormais être connue de tou.te.s.

 Aujourd’hui jeudi 29 janvier, près de 170 personnes, vacataires mobilisé.e.s et étudiant.e.s solidaires, se sont rassemblées devant la Présidence de Lyon 2 afin de manifester leur colère et d’exiger des réponses à leurs attentes.

Face à une énième promesse orale (après « des contrats signés pour tous les vacataires au 31 octobre », puis « régularisation de la situation au plus tard en janvier », nous avons cette fois-ci eu droit à : « les contrats de travail seront délivrés d’ici 15 jours »), au mépris, à la défiance et au rejet dont les enseignant.e.s vacataires ainsi que les étudiant.e.s font l’objet de la part de l’équipe présidentielle, les grévistes, soutenus par les étudiant.e.s, ont remis en main propre à M.Péguy, vice-président élu aux Finances, un courrier avec des revendications explicites, exprimées collectivement, exigeant une réponse écrite ainsi que des actes concrets d’ici mardi 3 février. Durant ce délai la mobilisation continuera, et elle se poursuivra tant que ces exigences n’auront pas été entendues.