Les vacataires enseignants qu’on soit doctorant ou professionnel: les problèmes sont communs !

Cette aventure de mobilisation est passionnante parce qu’elle est collective et nous démontre quotidiennement que les vacataires enseignants, quel que soit leur statut (étudiant (master 2 ou doctorant) ou professionnel (entrepreneur ou salarié plus de 900h/an)), ne sont pas des personnes isolées et seules à affronter des problèmes de nature individuelle à l’université.

Selon le discours servi il y a quelques mois par M Goux, Vice-Président à l’Université Lyon 2 et à la suite de son commentaire de l’article de Rue 89 (ici), la situation des vacataires serait propre à quelques personnes, doctorants minoritaires dans l’une des facultés de Lyon 2. De toute évidence, M. Goux ferrait bien de mieux connaitre son terrain pour effectuer correctement son travail, ce qui n’est pas le cas (du moins par ce qui nous est donné à voir).

Au sein du collectif, nos membres ne proviennent pas exclusivement de cette faculté, bien au contraire, nos effectifs se diversifient largement au fils des mois (actuellement nous sommes présents dans 12 disciplines) démontrant l’étendue des problèmes, dont nous prenons conscience au fils des rencontres.
Il convient également de préciser que des liens sont développés au sein d’autres universités et institutions d’enseignement supérieur et de recherche, la situation de l’Université Lyon 2 ne semble pas être exceptionnelle malheureusement.

Au gré des circonstances, nous avons rencontré des vacataires professionnels de Lyon 2 dans différents départements, qui eux aussi dénoncent les difficultés à obtenir rapidement un contrat de travail et à se faire payer dans des délais raisonnables. Nous n’avons rencontré aucun vacataire enseignant professionnel satisfait de sa situation d’emploi et de travail à Lyon 2. Pour une université qui met en avant le nombre de professionnels vacataires qu’elle emploie pour se targuer d’être à la pointe de la professionnalisation des étudiants, avouez que c’est préoccupant!
Ces vacataires professionnels travaillent généralement par ailleurs dans le secteur privé. Ils nous font part, les yeux ronds, de leur incompréhension totale du fonctionnement du système à l’université, où le droit du travail n’est pas respecté.

En découvrant que leur paie a quelques mois de retard, ils hallucinent. Cependant, l’étonnement et puis dégoût (compatissant) sont à leur comble quand au cours de la discussion, ils prennent connaissance de la situation de précarité extrême des doctorants vacataires d’enseignement: n’ayant pas un emploi stable en parallèle, ils pâtissent (en général) davantage des problèmes d’obtention d’un contrat de travail et de délais de paiement du travail effectué.

La hiérarchisation des vacataires enseignants n’est pas tolérable, nos problèmes sont communs : le respect du droit du travail par l’université. Cela passe nécessairement par l’obtention d’un contrat de travail avant le début des cours et par un paiement mensualisé des heures (dès la fin de chaque mois de cours donnés).

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